Participation de la Belgique à la Conférence des États parties à la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes en situation de handicap

Du 10 au 12 juin s’est tenue au siège des Nations Unies à New York la 18e Conférence des États parties (COSP) à la Convention des Nations Unies relative aux droits des personnes en situation de handicap (CDPH). Le mécanisme de coordination pour la CDPH de la SPF Sécurité sociale était également présent.

 

La COSP est la plus grande conférence mondiale consacrée au handicap. Elle réunit les 193 États parties, les organisations des Nations Unies, les ONG et les organisations représentatives des personnes en situation de handicap pour discuter du suivi de la Convention et échanger des bonnes pratiques. La dix-huitième session s’est déroulée de manière constructive et a connu une forte participation, avec pas moins de 164 déclarations et une implication active des organisations de personnes en situation de handicap ! 

 

Le thème transversal de cette année était : « La sensibilisation du public aux droits et aux contributions des personnes en situation de handicap, dans la perspective du deuxième Sommet social mondial pour le développement social. ». Trois tables rondes sur différents sujets étaient également au programme (les notes conceptuelles sont disponibles sur le site web de la COSP18). 

 

La délégation belge était dirigée par Rob Beenders, ministre fédéral en charge des personnes en situation de handicap. Alexandra Vertommen (du mécanisme de coordination pour la CDPH) et Jonathan Brüls (conseiller politique au cabinet du ministre Beenders) faisaient également partie de la délégation belge. En outre, notre SPF a financé la participation d’un représentant du Belgian Disability Forum

 

Side-event sur l'IA et l’accessibilité : une opportunité prometteuse pour les communautés sourdes ? 

Cet événement parallèle s’inscrivait dans le cadre du deuxième thème transversal : « Ne laisser personne de côté : utiliser l'IA comme outil pour soutenir l'inclusion et renforcer la participation des personnes en situation de handicap. ». Il était spécifiquement axé sur le rôle de l’IA comme levier pour l’inclusion des communautés sourdes utilisant la langue des signes. L’événement était co-organisé par la Belgique et la Fédération mondiale des sourds – FMS (World Federation of the Deaf - WFD). 

 

Les intervenants ont abordé les développements récents dans les technologies basées sur l’IA, telles que le sous-titrage automatique, les avatars et la traduction en langue des signes. Les discussions ont également porté sur les limites éthiques, le degré d’implication des communautés sourdes et la nécessité d’une participation significative à la conception de technologies accessibles. L’importance des langues des signes nationales et de la coopération entre les gouvernements, les organisations onusiennes et les personnes en situation de handicap a également été soulignée. 

 

Les intervenants du panel étaient les suivants : 

 

Modérateur : Gilles Bauwens, Représentation permanente de l’État fédéral belge auprès des Nations Unies (New York) 

 

Discours d’ouverture : Rob Beenders, ministre fédéral chargé des personnes en situation de handicap, de l’égalité des chances, de la protection des consommateurs et de la lutte contre la fraude sociale 

 

Panélistes

  • Thomas Dabeux, société civile – Belgian Disability Forum (BDF) 

  • Hiroshi Tamon, avocat japonais, élu membre du Comité des droits des personnes en situation de handicap (CRPD) 

  • Mets Munoz, présidente de la CONADIS (institution publique pour les personnes en situation de handicap, République dominicaine) 

  • Travis Dougherty, CEO de GoSign.AI 

  • Joseph Murray, président de la World Federation of the Deaf (WFD) 

  • Sam Sepah, responsable du programme de recherche sur l’accessibilité de l’IA, Google 

« La COSP nous offre, en tant que mécanisme de coordination belge pour la CDPH, une opportunité précieuse de mettre en lumière l’engagement de la Belgique en faveur des droits des personnes en situation de handicap. C’est également un moment clé pour le ministre afin d’engager le dialogue avec d’autres pays, la société civile et les acteurs internationaux sur la mise en œuvre continue de la Convention. L’échange de bonnes pratiques est essentiel pour continuer à œuvrer à une société garantissant les droits des personnes en situation de handicap ! »

- Alexandra Vertommen