Réformes fiscales 2025-2029 : BELMOD mesure l’écart financier entre emploi et inactivité

Réformes fiscales 2025-2029 : BELMOD mesure l’écart financier entre emploi et inactivité 

En Belgique, les questions du pouvoir d’achat et de l’incitation à travailler occupent une place centrale dans le débat politique et social. L’accord de coalition 2025-2029 propose une série de réformes fiscales visant à renforcer l’attractivité du travail. Parmi ces mesures figurent des changements relatifs au quotient conjugal, à la durée des allocations de chômage, ou encore au revenu minimum. Mais comment ces changements influencent-ils concrètement la différence de revenus entre le fait de travailler et de ne pas travailler ? 

Pour répondre à cette question, la DG Analyse & Monitoring a utilisé BELMOD, un modèle de microsimulation pour la sécurité sociale et la fiscalité belge. Cet outil a permis d’analyser l’impact des réformes sur différents types de ménages, en comparant la situation au début et à la fin de la législature. L’étude se concentre sur six réformes et évalue leurs effets sur l’incitation à l’emploi pour quatre groupes cibles : les bénéficiaires d’allocations de chômage, d’indemnités maladie, du revenu d’intégration sociale (RIS), et des allocations de remplacement de revenus (ARR). 

Principaux constats 

  • Une incitation au travail déjà forte en 2025 : Dès 2025, la réglementation en vigueur offre une incitation financière à travailler. Par exemple, les bénéficiaires de prestations sociales qui commencent à travailler à temps plein, même au salaire minimum, voient leur revenu net mensuel augmenter d’au moins 500 euros. 
  • Un renforcement de l’écart financier entre emploi et inactivité avec l’application des réformes : Les simulations indiquent que l’application des réformes renforce l’incitation à travailler pour la majorité des cas étudiés. Plus précisément : Le revenu disponible des travailleurs augmenterait ; Le revenu disponible des bénéficiaires d’allocations telles que les indemnités maladie, le RIS ou l’ARR se stabiliserait, voire diminuerait dans certains cas ; En revanche, le revenu disponible des bénéficiaires d’allocations de chômage diminuerait dans la majorité des cas étudiés. 
  • Des exceptions et des défis persistants : L’incitation financière pour les personnes en incapacité ou en invalidité à accepter un emploi à faible revenu resterait toutefois limitée, même avec l’application des réformes. 
  • Augmentation potentielle du nombre de chômeurs éligibles au revenu d’intégration sociale (RIS) : Cette tendance s’explique par deux facteurs principaux : la limitation de la durée maximale du chômage et la baisse du revenu disponible des chômeurs, due à la suppression de la réduction d’impôt pour les allocations de chômage. 

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